La stratégie de Jeff Bezos continue de produire des résultats impressionnants. Porté par la forte demande de ses services informatiques, Amazon affiche au premier trimestre sa plus solide croissance depuis plus de six ans. Le géant de Seattle (État de Washington) affiche un bond de 125% de ses profits à 1, 6 milliard de dollars, sur un gain de 43% de son chiffre d’affaires, à 51 milliards de dollars. Même les plus enthousiastes n’anticipaient pas de performances aussi bonnes. À l’ouverture du Nasdaq vendredi, le cours d’Amazon qui a déjà bondi de 29,8% depuis le début de l’année, devrait encore grimper. Son gain de 7% sur le marché gris jeudi soir, après la clôture, a ajouté 12 milliards de dollars au patrimoine de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, promu ces derniers mois «homme le plus riche du monde». La fortune du fondateur d’Amazon, devenu aussi une des bêtes noires du Président Trump, est estimée vendredi matin par Bloomberg à 134 milliards de dollars.

Si pour le grand public Amazon est d’abord un commerçant en ligne, la société est en fait devenue un conglomérat dont les marges faibles dans le commerce sont compensées par des marges élevées dans les services sur le «cloud» de sa filiale Amazon Web Services (AWS). Le chiffre d’affaires d’AWS s’envole en un an de 48% pour atteindre 5, 4 milliards de dollars, dégageant un bénéfice d’exploitation d’1, 4 milliard de dollars en hausse de 57%. AWS a donc représenté au premier trimestre 87, 5% des profits d’Amazon.

«AWS a l’avantage inhabituel d’avoir commencé avec sept années d’avance avant d’avoir été confronté à une concurrence du même esprit. Et notre équipe n’a jamais ralenti…Voilà pourquoi nous observons cette remarquable accélération de la croissance d’AWS», explique Jeff Bezos. De fait Microsoft, IBM, Oracle et plus récemment Alphabet, la maison mère de Google, se sont lancés à la poursuite d’AWS pour nourrir leur croissance.

Doublement des profits attendu

La confiance des dirigeants d’Amazon dans la capacité du groupe à continuer d’afficher des performances solides, est tout aussi impressionnante. Ils anticipent encore plus d’un doublement des profits au terme du second trimestre en cours. Numéro un pour la huitième année consécutive dans l’indice de satisfaction des clients aux États-Unis, Amazon n’a pas peur non plus d’augmenter de 99 à 119 dollars le prix annuel demandé à ses clients «prime».

Pour cette somme ils obtiennent la gratuité de port des articles qu’ils commandent et l’accès gratuit à plusieurs services en ligne comme Prime Video, le rival de Netflix dans la vidéo à la demande. Les recettes de ces abonnements ont déjà grimpé de 60% au premier trimestre pour atteindre 3, 1 milliards de dollars. Les abonnés à Amazon Prime pourront bientôt aussi regarder en ligne les matchs de la ligue de football américain du jeudi soir, grâce à un contrat de 130 millions de dollars tout juste signé avec la National Football League.

Les résultats trimestriels d’Apple sont attendus après la clôture du Nasdaq le 1er mai au soir. Les quatre autres géants de la technologie ont en revanche déjà rendu compte de leurs performances. Elles sont dans l’ensemble très positives. Les profits d’Alphabet ont bondi de 73%, ceux de Facebook de 50%, ceux de Microsoft de 35% et ceux d’Amazon de 125%.

Source:http://francedailynews24.fr/2018/04/25/amazon-pulverise-les-previsions-les-plus-optimistes/?preview_id=683&preview_nonce=9f5b2ff388&post_format=standard&_thumbnail_id=684&preview=true

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