PORTAGE, IN - MARCH 15: Steel coils produced at the NLMK Indiana steel mill are prepared for shipping on March 15, 2018 in Portage, Indiana. The coils, which are custom made to customer specifications, weigh an average of nearly 25 tons. The mill, which is projected to produce up to 1 million tons of steel from recycled scrap in 2018, is considered a "mini mill" by U.S standards. NLMK Indiana is a subsidiary of NLMK, one of Russia's largest steel manufacturers, responsible for nearly a quarter of Russias steel production. Steel producers in the U.S. and worldwide are preparing for the impact of the recently-proposed tariffs by the Trump administration of 25 percent on imported steel. Scott Olson/Getty Images/AFP

Le Japon aussi se rebelle dans la bataille de l’acier. Le pays du Soleil Levant envisage d’imposer des droits de douane sur les exportations américaines. Le gouvernement en informera l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans la semaine, a annoncé jeudi la chaîne de télévision publique NHK. Les taxes prévues par Tokyo sur les exportations américaines équivaudraient aux droits de douane imposés par Washington sur les produits japonais, soit 409 millions de dollars (345 millions d’euros). Tokyo figure parmi les grands fournisseurs d’acier des États-Unis. Il est lui aussi visé par la décision de Donald Trump en mars d’imposer une taxe de 25% sur l’acier et 10% sur l’aluminium importés outre-Atlantique.

Produits d’excellente qualité

Le Japon considère par ailleurs que «les produits sidérurgiques nippons sont d’excellente qualité. Ils sont destinés au secteur automobile (via Toyota, Nissan et Honda), à l’industrie pétro-gazière et aux chemins de fer. Les sidérurgistes japonais ne s’attendent pas à ce que leurs concurrents américains leur soufflent des parts de marché car ils ne disposent pas des certifications nécessaires», ajoute Khalid Aït Yahia, économiste métaux à la société d’assurance-crédit Coface.

À l’inverse, la Chine et l’Union européenne, ont très vite envisagé d’imposer en retour des taxes sur certaines importations américaines. Ce qui leur a surtout permis d’obtenir un sursis. Celui accordé à l’Europe jusqu’au 1er juin est sans rallonge possible, a prévenu Donald Trump qui a assené hier que l’Union européenne était «trop gâtée» dans ses échanges commerciaux avec les États-Unis.

Des discussions sont en cours entre Washington et Bruxelles, qui doit en même temps trouver un terrain d’entente entre la position de l’Allemagne qui veut éviter à tout prix une guerre commerciale et celle de la France qui ne paraît pas disposée à céder aux menaces. Réunis mercredi et jeudi en Bulgarie, le pays qui préside l’Union jusqu’au 30 juin, les dirigeants européens ont réaffirmé leur position. «Le préalable à toute discussion, c’est la levée sans condition technique ou de temps des tarifs douaniers américaines», a résumé Emmanuel Macron en saluant les décisions «claires et fortes» de l’Europe. Sil elle obtient une exemption permanente, l’Union est prête à discuter d’abaissement de certains droits de douane, d’ouverture des marchés publics et d’approfondissement des relations en matière énergétique (pour le GNL) ou encore de réforme de l’OMC.

Simultanément, d’autres pays poursuivent – ou non- les discussions. Ainsi au Brésil, un accord imposé fin avril par Washington est en cours de finalisation. Mais, les producteurs d’aluminium ont préféré payer la taxe de 10% plutôt que d’accepter une réduction d’un quart de leurs ventes.

source:http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/vise-dans-la-guerre-de-l-acier-le-japon-se-rebiffe-6489877

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here